SELARL, SCM, exercice individuel ? Le choix de votre statut juridique n'est pas seulement une formalité administrative, c'est un levier puissant pour protéger votre patrimoine et optimiser votre fiscalité.
De nombreux praticiens exercent encore en nom propre (BNC), souvent par habitude. Pourtant, dès que le chiffre d'affaires devient conséquent, ce statut montre ses limites : imposition lourde sur la totalité des bénéfices et confusion entre patrimoine professionnel et personnel.
1. La SELARL : dissocier rémunération et dividendes
Le passage en SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) permet de piloter sa fiscalité. Contrairement au BNC, vous n'êtes imposé que sur la rémunération que vous vous versez.
- Maîtrise de l'assiette des cotisations sociales.
- Possibilité de laisser le bénéfice en report à nouveau (imposé à l'IS, plus faible que l'IR).
- Valorisation de la clientèle lors de la cession.
2. La SPFPL (Holding) pour l'effet de levier
Pour les praticiens souhaitant investir ou racheter des parts (notamment en clinique), la création d'une SPFPL au-dessus de la SELARL permet de rembourser les emprunts avec une fiscalité très douce grâce au régime mère-fille.
3. Quand faut-il changer ?
Il n'y a pas de réponse unique. Le changement est pertinent lorsque vos capacités d'épargne augmentent ou que vous souhaitez vous associer. Un audit juridique est indispensable avant toute transformation.